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Résumé Jnlf Marseille 2015

Démarche diagnostique devant un AVC chez un patient cancéreux
Résumé
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Les complications neurologiques et en particulier les attaques cérébrales (AVC) sont fréquentes chez les patients souffrant de cancer. Chez ces patients, la pathogénèse des AVC est multiple et souvent différente des autres AVC, même si une étiologie athérosclerotique classique doit toujours être considérée. Par exemple, une invasion tumorale peut causer des AVC par compression ou invasion des vaisseaux intracrâniens, comme cela a été décrit pour des méningiomes, glioblastomes, métastases cérébrales ou lymphomes. Des coagulopathies induites par des tumeurs peuvent être causées par des tumeurs solides ou résulter de complications des traitements oncologiques: En général, une coagulation à bas bruit induit des thromboses artérielles ou veineuses. La radiothérapie, particulièrement si appliquée à la région cervicale (dans le cadre de tumeurs de la sphère ORL) peut induire une athérosclérose sévère des carotides. L'endocardite thrombotique non bactérienne reste une cause majeure d'AVC chez les patients cancéreux: dans ce cas, les végétations sont causées par des dépôts de fibrine stériles qui peuvent, selon leur taille et nombre induire des déficits neurologiques focaux ou des encéphalopathies plus diffuses. Les maladies hématologiques peuvent causer des AVC hémorragiques. Ceux-ci peuvent aussi être le résultat de thrombose de sinus veineux. Une coagulation intravasculaire disséminée peut être aggravée par une lyse tumorale induite par le traitement oncologique. Une invasion tumorale du foie ou de la moelle osseuse peut induire des AVC par déficit de facteurs de la coagulation ou par thrombocytopénie, respectivement. La prise en charge des AVC chez les patients oncologiques reste complexe et nécessite l'intégration des experts du domaines de la neurologie et de l'oncologie. Pour la prise en charge, l'identification et le traitement de la cause de l'AVC restent primordiaux. Les modalités de prophylaxie secondaire restent à établir. Le pronostic des AVC reste cependant mauvais chez les patients oncologiques avec des médianes de survie de quelques mois.


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