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Résumé Jnlf Marseille 2015

Epaule douloureuse neurologique
Résumé
Résumé
Le champ de l'épaule douloureuse est complexe, et la pathologie neurologique joue un rôle non négligeable dans la détermination du diagnostic. La répartition des omalgies s'articule entre une étiologie post-traumatique (luxation gléno-humérale), intrinsèque originaire de l'épaule (coiffe des rotateurs, omarthose,épaule instable), et extrinsèque, une douleur référée ou provoquée par une pathologie externe à l'épaule : cardio-vasculaire, inflammatoire, et le vaste domaine en référence avec des syndromes neurologiques périphériques, parfois centraux.
Il faut distinguer les douleurs neurogènes référées, syndromes cervicaux-radiculaires (NCB), de celles en lien avec une plexopathie, une compression tronculaire, une maladie immunologique (Parsonage-Turner), plus rares musculaire (FSH), neurodégénérative (SLA), ou vasculaire (sub-luxation scapulaire post-AVC).
Les caractéristiques cliniques permettent le plus souvent d'exclure une origine ostéo-articulaire d'une maladie neurologique : le mécanisme lésionnel, la qualité de la douleur, la détection de signes positifs d'une atteinte neurologique (topographie et qualité de l'amyotrophie, du déficit sensitivo-moteur, de l'anomalie des ROTs) par opposition à une affection traumatologique ou rhumatologique (étude la cinétique articulaire avec des tests ad hoc, Jobe, Lift off).
Face à une épaule douloureuse, quels examens complémentaires envisager ?
- radiologie standard et ultrasons : pathologies non neurologiques
- IRM : pathologie ostéo-articulaire, plexulaire, tronculaire, SLA, myopathie
- ENMG : compression radiculaire, plexulaire, tronculaire, SLA
- biologie : CK, VS, CRP, sérologie (parvo virus B19 et autres).
L'approche thérapeutique d'une épaule neurologique douloureuse est conservatrice :
- antalgie médicamenteuse (AINS retard), anti-épileptiques (prégabaline)
- si crise très douloureuse : infiltration locale de corticostéroïdes
- névralgie amyotrophiante : glucocorticoïdes
- rôle de la kinésithérapie : maintien de la mobilité scapulaire et du renforcement musculaire.
Le pronostic est fonction d'une prise en charge précoce, précédée d'un bilan clinique, neurophysiologique et radiologique.

Informations complémentaires
Cette étude n'a pas bénéficié d'un financement public ou privé.

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