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Résumé Jnlf Marseille 2015

Prévalence et facteurs prédictifs de chute dans une population de patients souffrant de sclérose en plaques
Marc Alexandre GUYOT (1), Agathe GRANJEAN (1), Hichem KHENIOUI (1), Patrick HAUTECOEUR (2), Donzé CÉCILE (1)
(1) Médecine Physique et Réadaptation Fonctionnelle - Groupement Hospitalier de l'Institut Catholique de Lille - 59462 - Lomme - France
(2) Neurologie - Groupement Hospitalier de l'Institut Catholique de Lille - 59000 - Lille - France
Résumé
Introduction

Les troubles de l'équilibre et les chutes sont parmi les symptômes les plus invalidants de la sclérose en plaques (SEP) et touchent environ 3/4 des patients durant l'évolution de la maladie.

Objectifs

Recherche de facteurs de risque de chutes chez les patients atteints de SEP présentant des troubles de la marche

Méthodes

Il s'agit d'une étude rétrospective de données recueillies prospectivement à partir d'une cohorte de patients atteints de SEP suivis pour des troubles de la marche entre avril 2013 et juin 2014 dans le service de rééducation neurologique. Les antécédents de chute, de traumatismes, les traitements en cours et les données cliniques (durée de la maladie, forme clinique, EDSS, motricité, spasticité, douleurs) ont été recueillies. Des analyses univariées et multivariées ont été effectuées pour prédire les risques de chute

Résultats

196 patients (EDSS médian : 6 ; âge : 55 ans (± 9,3)) ont été répartis en 2 groupes : Chuteurs (n=92), Non Chuteur (n=103). Dans notre modèle, la prise d'antidépresseurs, les antécédents de fractures (membres supérieurs, rachis), d'entorses de chevilles et genoux, l'altération des fonctions visuelle et cérébrale (ou mentale) de l'EDSS sont des facteurs prédictifs de chute (AUC=0.73 ; sensibilité=0.74 ; spécificité=0.59).

Discussion

47.1 % des patients ont chuté. Ces résultats sont similaires à Cattaneo et al, (54%) et Finlayson et al, (52.2%). Si les troubles visuels et la prise d'antidépresseurs ont été identifiés comme facteurs de risque, les antécédents de fracture et d'entorse n'étaient pas pris en compte dans les études. Ces derniers pourraient expliquer la peur de chuter dans cette population.

Conclusion

Une attention plus particulière des antécédents de fractures et d'entorses est recommandée dans la recherche de facteurs de risque de chute chez les patients SEP avec des troubles de la marche.

Informations complémentaires


Mots Clés

Chute
Sclérose en plaques
Traumatisme
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