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Résumé Jnlf Marseille 2015

Les fonctions cognitives dans la forme « bénigne » de sclérose en plaques
Desirée LOPIS (1), Audrey HENRY (2), Michèle MONTREUIL (1), Adil MAAROUF (3), Marie-Pierre CHAUNU (3), Nathalie GIBELIN (4), Ayman TOURBAH (3)
(1) Laboratoire de Psychopathologie et Neuropsychologie (Lpn) - 93526 - St. Denis - France
(2) Laboratoire Cognition, Santé, Socialisation (C2S) - - 51100 - Reims - France
(3) Service de Neurologie - CHU de Reims / Université de Reims Champagne Ardenne (Urca) - 51100 - Reims - France
(4) Service de Neurologie - CHU de Reims - Reims - France
Résumé
Introduction

La définition de la sclérose en plaques (SEP) dite bénigne souffre de critères trop restrictifs de durée de la maladie et de niveau de handicap physique, et ne tient pas compte des perturbations cognitives et thymiques.

Objectifs

Notre objectif était d'explorer les statuts cognitif et psychopathologique de patients atteints de SEP présumée bénigne et de mettre en évidence un outil de dépistage d'une atteinte cognitive.

Méthodes

Nous avons comparé les performances à des épreuves cognitives (niveau d'efficience globale, fonctions exécutives, fonctions mnésiques, vitesse de traitement de l'information) de 13 participants présentant une SEP « bénigne » (EDSS < ou = à 3 après 15 ans d'évolution de la maladie ou plus), à celles de 7 sujets présentant une forme plus sévère (EDSS > à 5 après 15 ans ou plus). Une évaluation neurologique, thymique (dépression, anxiété) et comportementale (alexithymie, fatigue) a également été conduite.

Résultats

Parmi les 13 patients de forme bénigne, des déficits cognitifs ont été observés chez 5 d'entre eux (scores < - 1,65 écarts type de la moyenne normative à au moins 3 épreuves neuropsychologiques). Les patients « bénins » présentaient une atteinte cognitive moindre, étaient moins alexithymiques et expérimentaient un ressenti de fatigue physique moins envahissant comparativement aux patients atteints d'une forme plus sévère. Les deux groupes ne différaient pas sur le plan thymique.

Discussion

Dans notre étude, une partie des sujets atteints de SEP dite bénigne présente des déficits cognitifs qui sont de nature à engendrer un handicap invisible. Aux critères déjà existants (handicap physique et durée de la maladie), l'association d'un outil de dépistage neuropsychologique permettrait de mieux prendre en compte la dimension cognitive dans la définition de la SEP bénigne afin d'optimiser la prise en charge du patient.

Conclusion

Des patients atteints de SEP dite bénigne présentent des troubles cognitifs. La prise en considération du handicap qu'elles engendrent semble nécessaire.

Informations complémentaires


Mots Clés

Forme bénigne
Fonctions cognitives
Sclérose en plaques
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