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Résumé Jnlf Marseille 2015

Les signes non moteurs de la maladie de Parkinson. A propos d'une série de 30 cas
Mouna LOUKILI (1), Aouatif EL MIDAOUI (1), Zouhair SOUIRTI (1), Faouzi BELAHSEN (1), Ouafae MESSOUAK (1)
(1) Service de Neurologie CHU Hassan II - 30000 - Fès - Maroc
Résumé
Introduction

Les signes non moteurs de la maladie de Parkinson sont responsables d'un déclin de la qualité de vie et d'un handicap considérable. Cependant ces manifestations restent souvent mal reconnues et insuffisamment traités.

Objectifs

L'étude vise à évaluer la prévalence des signes non moteurs chez les sujets suivis pour une maladie de Parkinson au service de neurologie du CHU HASSAN II de Fès et proposer un algorithme de prise en charge adapté.

Méthodes

Etude prospective menée au service de neurologie du CHU de Fès. Elle inclue 30 patients suivis pour une maladie de Parkinson. L'étude repose sur un questionnaire détaillant les différents symptômes non moteurs de la maladie ainsi qu'un examen clinique qui inclut une évaluation des différents stades de l'UPDRS, la recherche d'une hypotension orthostatique, l'évaluation de la douleur, l'utilisation du questionnaire abrégé de Beck pour la dépression, le MMSE et l'inventaire de l'apathie et de anxiété.

Résultats

Les signes sensoriels sont représentés par l'hyposmie (33%) et la douleur (87%). Les troubles dysautonomiques sont dominés par l'hypersudation (80%) et les troubles uro-génitaux (73%). L'hypersalivation représente 23% et l'hypotension orthostatique représente 45%. Les troubles du comportement du sommeil paradoxal sont rapportés dans 67% des cas. Ils sont associés à un ou plusieurs troubles du sommeil dans 85%. La dépression est fréquente (90%). La psychose et la démence sont retrouvées respectivement chez 10% des cas.

Discussion

Les signes non moteurs de la maladie de Parkinson peuvent précéder de plusieurs années le début des signes moteurs. Ils sont dus à l'évolution de la synucléinopathie au niveau encéphalique. Des échelles d'évaluation simplifiées sont validées pour le dépistage de ces signes. La prise en charge de ces symptômes repose sur des mesures d'hygiène de vie associées à un ajustement du traitement dopaminergique et un traitement médicamenteux spécifique

Conclusion

L'amélioration de la prise en charge des patients parkinsoniens passe par l'intégration de la recherche des signes non moteurs au cours de la consultation en raison de leur impact sur la qualité de vie.

Informations complémentaires


Mots Clés

Signes non moteurs
Maladie de parkinson
Qualité de vie
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