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Résumé Jnlf Marseille 2015

Réversibilité du processus de dénervation dopaminergique putaminale (DDP) au cours d'un syndrome parkinsonien (SP)?: cas clinique avec imageries du transporteur de dopamine (DAT).
François VIALLET (1), Dominique GAYRAUD (1), Jean-Baptiste PUECH (2), Philippe DESVIGNES (2), Serge SILES (2), Bernadette BONNEFOI (1)
(1) Neurologie - CH du Pays d'Aix - 13616 - Aix en Provence - France
(2) Médecine Nucléaire - CH du Pays d'Aix - 13616 - Aix en Provence - France
Résumé
Introduction

La dénervation dopaminergique putaminale caractérise les syndromes parkinsoniens dégénératifs: elle est réputée progressive et irréversible. L'imagerie du transporteur de dopamine en apporte une semi-quantification in vivo.

Observation
Cas N° 141690: femme née le 1/6/42 ayant débuté en 2009 un trouble de la marche progressif sur 2 ans et chutes depuis 6 mois avec micrographie, dysphagie et troubles moteurs du sommeil paradoxal. L'examen en mai 2011 notait un syndrome akinéto-rigide symétrique, un peu d'ataxie axiale avec hypotension orthostatique. L'IRM cérébrale était peu contributive et le MMS à 30/30. Un diagnostic de MSA possible a été évoqué et un traitement par L-Dopa débuté à dose progressive sans pouvoir dépasser 150mg/j pour nausées. Le 5/1/12, le score URSP off était à 18/108; l'imagerie au DATscan retrouvait une dénervation dopaminergique (ratios putamen/occipital 0,47 à G et 0,64 à D). Le suivi ultérieur a montré une mauvaise tolérance (nausées et hypotension) à la L-Dopa limitant la dose à 300 mg/j. L'état clinique ayant montré une nette régression des signes moteurs parkinsoniens, la L-Dopa a été réduite peu à peu à 150mg/j en décembre 2013 et stoppée en juin 2014, sans voir revenir les symptômes moteurs. Cette évolution clinique innattendue a conduit à réaliser une 2e imagerie au DAT scan ( mêmes caméra, procédure et médecin nucléaire) le 16/10/14 retrouvant une nette atténuation de la dénervation dopaminergique ( ratios putamen/occipital 1,49 à G et 1,40 à D).

Discussion

Au cours de l'évolution des SP dégénératifs, une bonne corrélation entre le handicap moteur clinique et la dénervation dopaminergique (en imagerie du DAT) a été rapportée en études longitudinales (Tolosa E et al Mov Disord 2007;16:2346-51; Nandhagopal R et al. Brain 2009;132:2970-9), confirmant globalement la progression irréversible de la dénervation putaminale, mais les données individuelles montrent quelques atténuations de celle-ci.

Conclusion

Devant une rémission clinique persistant après arrêt du traitement dopaminergique au cours de SP présumé dégénératif, l'imagerie du DAT permet d'apprécier l'éventuelle réversibilité partielle de la DDP.






















Informations complémentaires
Merci à GE Healthcare: logiciel de semi-quantification, relecture centralisée.

Mots Clés

Datscan
Parkinson (maladie de)
Putamen
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