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Résumé Jnlf Marseille 2015

Modifications émotionnelles dans la sclérose en plaques: une étude en neuropsychologie et en IRMf.
Line PFAFF (1), Daniel GOUNOT (1), Jean-Baptiste CHANSON (2), Jean-Paul ARMSPACH (1), Jérome DE SEZE (2), Frédéric BLANC (2)
(1) Cnrs, Icube, Équipe Imis / Neurocrypto - Université de Strasbourg - 67000 - Strasbourg - France
(2) Neurologie et Neuropsychologie - Hôpitaux Universitaires de Strasbourg - Strasbourg - France
Résumé
Introduction

Les troubles émotionnels sont fréquents dans la sclérose en plaques (SEP) mais leur spécificité reste discutée et leurs corrélats neuroanatomiques peu documentés.

Objectifs

Préciser la nature des troubles thymiques et émotionnels dans la SEP et comparer ces données aux mesures d'IRM fonctionelles via un protocole de scènes émotionnelles positives et négatives proches de la vie quotidienne.

Méthodes

16 femmes droitières atteintes de SEP rémittente et 16 contrôles appariés répondent à un test de reconnaissance des émotions (FAB), diverses échelles (EHD, TAS20, Hamilton) et à un bilan neuropsychologique classique.Durant le protocole en IRMf, les sujets visualisent des scènes émotionnelles qui diffèrent en valence (positive/négative) et en intensité (stimulant/apaisant). Après l'IRMf intervient un débriefing où les sujets évaluent leurs expériences émotionnelles pour la valence et l'intensité en revoyant chaque image.

Résultats

Les patientes ne diffèrent pas des témoins dans les scores de dépression ou d'anxiété psychique mais sont plus alexithymiques que les contrôles.
Leur capacité à reconnaitre les émotions est altérée et leur expérience émotionnelle plus dispersée que celle des témoins lors du débriefing.
En IRMf, on constate un pattern d'activation différent entre patientes et témoins pour les images à valence positives avec une hypoactivation des régions amygdaliennes.


Discussion

Les patientes SEP ont des difficultés à reconnaître les émotions et leur expérience émotionnelle apparait plus dispersée. Elles présentent donc à la fois une difficulté d'identification des émotions chez autrui, mais aussi pour elles-mêmes.
Les données en IRMf suggèrent que ces difficultés sont associées à des différences d'activation cérébrales incluant l'amygdale.


Conclusion

Les troubles émotionnels sont une réalité clinique objectivable dans la SEP.
Il apparait important de prendre en compte ces difficultés dans la prise en charge globale de ces patients.


Informations complémentaires


Mots Clés

Sclérose en plaques
Émotions
Irmf
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