Jnlf
Envoyer
 
imprimer

Résumé Jnlf Marseille 2015

Etude rétrospective de 13 patients ayant développé une Leucoencéphalopathie Multifocale Progressive sous Natalizumab : aspects cliniques et radiologiques
Clara GROSSET-JANIN (1), David BRASSAT (2), Hervé DUMAS (3), Sandra VUKUSIC (1)
(1) Neurologie A - Hôpital Neurologique - 69677 - Bron - France
(2) Neurologie B4 - Hôpital Pierre Paul Riquet - 31300 - Toulouse - France
(3) Neuroradiologie - Hôpital Pierre Paul Riquet - 31300 - Toulouse - France
Résumé
Introduction

La leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP) est un effet indésirable rare et grave du Natalizumab, un traitement de deuxième ligne utilisé dans la sclérose en plaques. Cette infection peut être dépistée par l IRM.

Objectifs

Il s agit d examiner les dossiers de LEMP avérées ou suspectées chez des patients sous Natalizumab suivis aux CHU de Toulouse et de Lyon pour une SEP, et d analyser les imageries cérébrales de ces patients.

Méthodes

Nous avons conduit une étude rétrospective, observationnelle, bicentrique aux CHU de Toulouse et de Lyon en analysant 13 dossiers de LEMP avérées ou fortement suspectées (9 patients suivis en Rhône-Alpes et 4 patients suivis en Midi-Pyrénées). Les diagnostics de LEMP ont été faits entre décembre 2009 et juin 2014. Les informations recueillies concernaient l histoire de la SEP et de la LEMP, les traitements, les résultats biologiques et le suivi de la SEP. Les IRM des patients ont été relues avec un neuroradiologue.

Résultats

Le diagnostic est confirmé pour 10 patients sur 13. Neuf patients étaient symptomatiques, pour les 4 autres, le diagnostic a été évoqué devant l apparition de nouvelles lésions suspectes sur une imagerie réalisée en routine. Le lobe frontal est préférentiellement touché. Une atteinte de la substance grise est très fréquente (77% des cas), même si l atteinte de la substance blanche reste prédominante et caractéristique de la maladie. Une prise de contraste est présente d emblée dans 61% des cas.

Discussion

L IRM permet le dépistage des LEMP sous Natalizumab en détectant des lésions cérébrales évocatrices alors que les patients ne sont pas encore symptomatiques et que la PCR virale est parfois négative. Le pattern des images est désormais bien établi, l atteinte de la substance grise est fréquente. Les lésions prennent souvent le contraste d emblée et doivent être interprétées avec prudence (LEMP inflammatoire ou Syndrome de Reconstitution Immune).

Conclusion

L IRM cérébrale est indispensable pour le diagnostic précoce des LEMP sous Natalizumab, la PCR virale dans le LCR étant parfois négative. Elle permet donc une prise en charge rapide qui améliore le pronostic de l'infection.

Informations complémentaires


Mots Clés

Lemp
Natalizumab
Irm
Journées de Neurologie de Langue Française - 52 avenue des Vosges - 67000 Strasbourg