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Résumé Jnlf Marseille 2015

Syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible : données de la base nationale de pharmacovigilance et revue de la littérature
Irène RIGUET (1), François CARTIER (1), Pirayeh EFTEKHARI (1), Association ASSOCIATION FRANÇAISE DES CRPV (2)
(1) Centre Régional de Pharmacovigilance - Hôpital Fernand Widal - Paris - France
(2) Centre Régional de Pharmacovigilance - Hôpital Edouard Heriot - 69003 - Lyon - France
Résumé
Introduction

Le Syndrome de Leucoencéphalopathie Postérieure Réversible (PRES) est une entité clinico-radiologique associant des signes neurologiques et des images caractéristiques à l'IRM. L'évolution est généralement favorable.

Objectifs

Identifier les classes thérapeutiques impliquées dans les PRES à partir de la Base Nationale de Pharmacovigilance (BNPV), étudier d'éventuels facteurs de risque, comparer nos résultats à ceux de la littérature.

Méthodes

Les cas de PRES ou les cas dont le commentaire contient les termes « PRES syndrom », ou « encéphalopathie postérieur » ou « postérieure réversible » déclarés aux Centre Régionaux de Pharmacovigilance et enregistrés dans la BNPV au 6/10/2014 sont extraits. Après analyse, 147 cas sont retenus. Les données recueillies sont : âge, sexe, antécédents du patient, médicaments retenus comme « suspects », délai, évolution, symptômes / signes cliniques décrits, traitement symptomatique éventuel.

Résultats

L'âge médian est de 56 ans. 62% des patients ont des facteurs de risque. Le délai médian de survenue est de 18 jours. Les principaux signes sont : crises convulsives (62%), troubles de conscience (47%), hypertension artérielle (34%), troubles visuels (27%), céphalées (29%), nausées/vomissements (10%). Dans 72 % des cas on retrouve les antinéoplasiques et immunomodulateurs dont anticorps monoclonaux (11%), inhibiteurs de tyrosine kinase (7%), inhibiteur du protéasome (4 %). Cinq patients sont décédés.

Discussion

Dans la littérature, la première cause de PRES est l'HTA. Une étiologie médicamenteuse est rapportée dans 11 à 61%. Le mécanisme serait lié à une dysfonction de la barrière hémato-encéphalique. Dans notre étude 25% des patients ont un antécédent d'HTA. Les cytotoxiques classiques et immunosuppresseurs sont les principales classes impliquées, mais les thérapies ciblées constituent une part non négligeable.

Conclusion

Nos données sont comparables à celles de la littérature. Le diagnostic de PRES doit être évoqué devant des signes neurologiques, notamment avec des facteurs de risques associés.

Informations complémentaires


Mots Clés

Leucoencéphalopathie postérieure réversible
Pharmacovigilance
Iatrogénie
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