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Résumé Jnlf Marseille 2015

Prévalence et facteurs de risques de l'incontinence urinaire d'effort chez les patientes atteintes de sclérose en plaques
Cécile DONZÉ (1), Caroline MASSOT (1), Hichem KHENIOUI (1), Patrick HAUTECOEUR (2)
(1) Médecine Physique et Réadaptation Fonctionnelle - Groupement Hospitalier de l'Institut Catholique de Lille - 59462 - Lomme - France
(2) Neurologie - Groupement Hospitalier de l'Institut Catholique de Lille - 59000 - Lille - France
Résumé
Introduction

Les troubles vésico-sphinctériens dans la sclérose en plaques (SEP) sont rapportés dans 50 à 90% des cas. L'IUE est fréquente dans la population générale et peu étudiée dans la SEP.

Objectifs

Etudier la prévalence et les facteurs de risque d'incontinence urinaire d'effort (IUE) chez des patientes atteintes de SEP suivies dans le cadre de troubles vésico-sphinctériens.

Méthodes

Etude descriptive observationnelle et analytique rétrospective monocentrique incluant toutes patientes SEP, suivies dans le service de Médecine Physique du Groupement Hospitalier Catholique de Lille, ayant bénéficiées d'un bilan urodynamique (BUD) entre 1999 et 2014. L'IUE était définie par une perte d'urine involontaire lors des efforts. Les données de 365 patientes ont été recueillies. Des analyses univariées et multivariées ont été effectuées pour déterminer les facteurs de risque à prendre en compte dans cette population.

Résultats

La prévalence de l'IUE est de 31,4%. L'IUE est associée significativement à une forme récurrente de SEP (p = 0,017). L'analyse multivariée montre qu'un poids de naissance au-delà de 4kg lors de l'accouchement, la présence d'un prolapsus, de fuites sur urgenturie, un effort de retenue de mauvaise qualité, et un EDSS faible, sont des facteurs de risque prédictifs de l'IUE chez les patientes SEP.

Discussion

La prévalence de l'IUE chez les patientes SEP est comparable à celle de la population générale. Les facteurs de risque d'IUE doivent être recherchés car susceptibles d'aggraver le handicap urinaire d'origine neurologique. Leur dépistage doit conduire à des explorations complémentaires pour déterminer la part de l'incontinence liée à la SEP ou non et proposer un traitement adapté.

Conclusion

La fréquence de l'IUE chez les patientes SEP et la découverte de facteurs de risques spécifiques doivent conduire à un traitement adapté permettant d'améliorer la qualité de vie des patientes.

Informations complémentaires


Mots Clés

Incontinence urinaire d'effort
Sclérose en plaques
Handicap
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