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Résumé Jnlf Marseille 2015

Apparition d'une psychose post-ictale après lésion radiochirurgicale du lobe temporal
Mariam ANNAN (1), Fabrice BARTOLOMEI (2), Jean-Philippe COTTIER (3), Bertrand DE TOFFOL (1)
(1) Neurologie - Chru Bretonneau - Tours - France
(2) Neurophysiologie Clinique - CHU Timone - Marseille - France
(3) Radiologie - Chru Bretonneau - Tours - France
Résumé
Introduction

Nous rapportons le cas d'un patient traité par radio-chirurgie (gamma-knife) pour une épilepsie temporale pharmaco-résistante (PR), et chez qui apparaît 7 ans plus tard une psychose post-ictale (PPI).

Observation
Un homme de 54 ans est adressé dans notre service de neurologie pour évaluation pré-chirurgicale d'une épilepsie temporale PR sans autres antécédents notables notamment psychiatriques. Son épilepsie a débuté par des crises généralisées tonico-cloniques à l'âge de 8 ans traitées par phénobarbital interrompu à l'âge de 16 ans. A 28 ans apparaissent les premières crises partielles complexes avec épisodes de mâchonnements et de mouvements répétitifs des membres inférieurs. Après l'essai infructueux de nombreux traitements, une évaluation pré-chirurgicale de phase I est réalisée. L'IRM cérébrale initiale ne montrait pas de lésion focale. L'enregistrement EEG n'a pas enregistré de crises mais la stimulation de l'amygdale droite lors de l'enregistrement EEG stéréotaxique a permis d'enregistrer 2 crises identiques aux crises spontanées. Le patient étant réfractaire à une chirurgie par lobectomie antérieure standard, un traitement par gama-knife lui a été proposé et a été réalisée à l'âge de 40 ans. Après une période de rémission de 18 mois, les crises sont réapparues, de sémiologie identique. Puis 7 ans plus tard des épisodes de psychoses sont apparues. l'IRM cérébrale de contrôle montrait des lésions étendues de la substance blanche du lobe temporale droit.

Discussion

Chez ce patient, l'apparition de la PPI n'était pas liée à une modification clinique ou EEG des crises, mais à une extension des lésions dans le système nerveux central. Cette observation soutient l'hypothèse d'Alper et al. suggérant qu'une dysfonction neurale étendue était un des facteurs de risque majeur de PPI. Une autre hypothèse est celle d'une altération de la connectivité fronto-temporale comme cela a été proposé dans la schizophrénie.

Conclusion

Nous proposons l'hypothèse qu'une altération des faisceaux de substances blanches pourrait favoriser l'apparition des PPI chez les patients ayant une épilepsie partielle pharmacorésistante du lobe temporale.

Informations complémentaires


Mots Clés

Psychose post ictale
Épilepsie pharmaco-résistante
Gamma-knife
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