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Résumé Jnlf Marseille 2015

Evaluation des dépenses globales liées à la maladie d'Alzheimer par type de patient, par type de situation et par type de financeur
Bénédicte DEFONTAINES (1), Séverine DENOLLE (1), Nicolas BONNET (2), Hélène LAUBY (2), Louis FRELY (2), Yves PIZAY (2)
(1) Réseau Mémoire Aloïs - 75015 - Paris - France
(2) Kéa & Partners - 92220 - Malakoff - France
Résumé
Introduction

La  maladie  d'Alzheimer  est  aujourd'hui un véritable  problème  de  santé  publique  et  représente  donc  un  enjeu  économique  majeur. 

Objectifs

L'étude  a  été  menée  afin  d'évaluer  les  ordres  de  grandeur  des dépenses engendrées par la maladie d'Alzheimer et leur prise en charge par les différents acteurs impliqués dans leur financement.

Méthodes

A l'échelle individuelle, l'ensemble des coûts -­ aussi bien directs (coûts médicaux, en institution, médico-­sociaux à domicile), qu'indirects (coûts liés à l'aidant ou à des accidents) -­ a été chiffré et évalué selon 9 profils de patients types qui reposent sur des hypothèses bien précises, et selon 12 situations types qui dépendent de la prise en charge financière (ALD, APA) et de son placement ou non en institution.
Par ailleurs, l'étude a évalué la variation de ces coûts selon le moment du diagnostic.

Résultats

Les résultats font apparaître une dépense par patient, selon son profil, comprise entre 210K¤ et 430K¤ sur l'ensemble de sa durée de vie, et un coût global estimé à 28 milliards d'euros en 2020. Les principaux postes sont les coûts médicaux (9 milliards d'euros), les soins paramédicaux et les aides à domicile (7 milliards d'euros). La charge financière repose majoritairement sur la sécurité sociale (45%) et les familles (35%). Les coûts sont généralement plus élevés quand le diagnostic est plus précoce.

Discussion

La maladie d'Alzheimer coûte cher et représente un véritable défi économique. Compte tenu de son coût élevé pour la collectivité, il est très important d'optimiser les modalités de prise en charge de la maladie d'Alzheimer. Le modèle donne des outils pour envisager la modulation et l'adaptation du parcours de soins pour maîtriser la charge financière, pour la Sécurité Sociale notamment.

Conclusion

Le diagnostic permet d'engager des soins et des aides et de réduire certains risques graves et coûteux comme les conséquences d'une hospitalisation évitable ou le burn-out de l'aidant.

Informations complémentaires
Etude réalisée, à la demande du réseau Aloïs, par le Cabinet Kea & Partners.

Mots Clés

Alzheimer
Politiques publiques
Etude médico-économique
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