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Résumé Jnlf Marseille 2015

Pas de sur-risque de cancer dans la sclérose en plaques, malgré les traitements immuno-modulateurs / suppresseurs
Maud PERIÉ (1), Xavier MOISSET (1), Michel LAUXEROIS (1), Candice RUDELLE (1), Emilie DUMONT (1), Pierre CLAVELOU (1)
(1) Neurologie - CHU Gabriel Montpied - 63000 - Clermont Ferrand - France
Résumé
Introduction

Les données concernant l'incidence cumulée de cancers chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP) sont limitées. L'impact de la forme évolutive et des traitements de fond sur ce risque reste mal évalué.

Objectifs

Déterminer l'incidence cumulée de cancers dans une cohorte de patients auvergnats atteints de SEP. L'objectif secondaire était de rechercher des corrélations avec la forme évolutive et l'utilisation de traitements de fond.

Méthodes

L'association « réseau SEP Auvergne » regroupe la quasi-totalité des patients SEP résidant en Auvergne. Un questionnaire a été adressé par voie postale à chacun des 1457 membres de cette association. Les données recueillies concernaient un éventuel antécédent de cancer, la consommation éthylique et tabagique, l'âge de début de la maladie inflammatoire, la forme évolutive et les traitements de fond successivement reçus.

Résultats

Le taux de réponse a été de 66,1% (n=963). 8 ,0% des patients avaient un antécédent de cancer (n=77). Les cancers les plus fréquents étaient ceux du sein (n=26), de la peau (n=13) et de l'utérus (n=11). Les traitements de fond reçus ne constituaient pas un facteur de risque (immunomodulateurs : 61,0% dans le groupe cancer vs 58,9%, p=0,854; immunosuppresseurs : 26,0% vs 32,8% p=0,365). La proportion de formes rémittentes-récurrentes ne différait pas entre ces deux groupes (51,9% dans le groupe cancers vs 56,3%, p=0,690)

Discussion

L'incidence cumulée de cancers chez les patients atteints de SEP est de 8,0% dans notre étude. Le fait d'avoir été traité par immunomodulateurs ou immunosuppresseurs n'est pas associé à un plus fort risque de cancer. De même, le mode évolutif de la maladie n'a pas d'influence sur ce risque, et ce, bien qu'il existe des différences immunologiques entre les formes évolutives.

Conclusion

L'incidence cumulée de cancers semble inférieure à celle retrouvée en population générale. Ces données doivent néanmoins être comparées à une population de sujets contrôles (étude en cours).

Informations complémentaires
Etude réalisée avec le soutien du programme AGIR SEP de TEVA Laboratoires

Mots Clés

Sclérose en plaques
Cancers
Épidémiologie
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