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Résumé Jnlf Marseille 2015

Choriorétinite nécrosante unilatérale sous diméthylfumarate: Intérêt d'un bilan ophtalmologique pré-thérapeutique?
Nathalie CAUCHETEUX (1), Mickael AFRIAT (2), Adil MAAROUF (1), René DECOMBES (3), Julien BORDET (2), Carl ARNDT (2), Ayman TOURBAH (1)
(1) Neurologie - CHU Reims - 50092 - Reims - France
(2) Ophtalmologie - CHU Reims - 50092 - Reims - France
(3) CHU Reims - 50092 - Reims - France
Résumé
Introduction

Le neurologue est peu confronté aux choriorétinites nécrosantes (CRN), d'autant plus lorsqu'elles sont unilatérales. Les étiologies les plus fréquentes sont traumatiques ou infectieuses.


Observation
Nous rapportons le cas de Mr B, 41 ans, suivi pour une sclérose en plaques (SEP) rémittente depuis 1987, traité par interféron bêta-1b (BETAFERON) entre 1997 et 2013, puis, à partir de mars 2014 par dedimethyl fumarate (DMF; 480mg/J). En novembre 2014, il consulte devant l'apparition d'un scotome de l'oeil gauche, le fond d'oeil révèle une choriorétinite nécrosante unilatérale. L'acuité visuelle et l'OCT sont normales. On note, par ailleurs, une uvéite intermédiaire bilatérale. Mr B n'a pas d'antécédent ophtalmologique, ni de fond d'oeil de référence et n'a jamais reçu d'immunosuppresseurs. Il n'évoque pas de traumatisme oculaire ou d'infection récente. L'examen général est normal, et l'examen neurologique est stable (EDSS 1,5). Il n'existe ni syndrome inflammatoire, ni signes d'immunodepression. Les recherches virales, bactériennes et parasitaires (sérologie et PCR) sont négatives dans le sang, le LCR et la ponction de chambre antérieure. L'IRM cérébrale montre une charge lésionnelle stable sans autre anomalie. Une vitrectomie postérieure à visée diagnostique ne permet pas non plus d'orienter l'étiologie . A 1 mois, l'examen ophtalmologique est stable. Le traitement par DMF est suspendu.


Discussion

La poursuite d'un traitement par DMF, dans ce contexte de CRN unilatérale d'étiologie inconnue reste discutable, même si le caractère unilatéral ne plaide pas pour une cause toxique. Une exploration ophtalmologique de référence, avant la mise en place d'un traitement de fond et un suivi régulier semble souhaitable lorsque un traitement immunomodulateur ou immunosuppresseur est envisagé permettant de détecter une pathologie sous-jacente.


Conclusion

La survenue de cet événement ophtalmologique, renforce la nécessité d'une exploration ophtalmologique et une connaissance du statut oculaire des patients SEP avant la mise en place d'un traitement de fond et au cours du suivi

Informations complémentaires


Mots Clés

Choriorétinite nécrosante
Sclérose en plaques
Diméthylfumarate
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