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Résumé Jnlf Marseille 2015

Myélite aigue transverse longitudinale étendue séronégative pour les anti-aquaporine 4 : fréquence et intérêt des anticorps anti- myelin oligodendrocyte glycoprotein (MOG)
Alvaro COBO-CALVO (1), Maria SEPÙLVEDA (2), Raphaël BERNARD-VALNET (3), David BRASSAT (3), Sergio MARTÍNEZ YÉLAMOS (4), Albert SAIZ (2), Romain MARIGNIER (1)
(1) Neurologie A - Hospices Civils de Lyon - 69677 - Lyon/Bron - France
(2) Service de Neuroimmunologie - Hospital Clínic et Institut D´
Investigació Biomèdica August Pi I Sunyer (Idibaps) - 8036 - Barcelone - Espagne
(3) Service de Neurologie - CHU de Toulouse - Toulouse - France
(4) Service de Neurologie - Hospital Universitari de Bellvitge, Idibell - 8908 - Barcelone - Espagne
Résumé
Introduction

Des anticorps anti-myelin oligodendrocyte glycoprotein (MOG-IgG) ont été récemment rapportées chez des patients atteints de neuromyélite optique de Devic (NMO) séronégatifs pour les anti-aquaporine 4 (AQP4-IgG).

Objectifs

Le but de notre étude fut d'évaluer la fréquence et l'intérêt clinique des MOG-IgG après un premier épisode de myélite aiquë transverse longitudinale étendue (MATLE) chez des patients testés AQP4-IgG séronégatifs.

Méthodes

56 patients, issus de deux hôpitaux français et deux hôpitaux espagnols, furent inclus de manière rétrospective dans l'étude. Les données épidémiologiques, cliniques, biologiques et d'imagerie furent analysées. Tous les sérums des patients furent testés pour les AQP4-IgG et MOG-IgG par technique de "cell-based assay".

Résultats

Treize (23.2%) patients étaient MOG-IgG positifs. Il n'y avait pas de différence en terme de sex-ratio entre les deux groupes. Les patients MOG-IgG positifs étaient plus jeunes au diagnostic (âge médian 32.5 vs 44.1 ans; p=0.0068), et avaient un plus faible handicap à long terme (score EDSS médian=2.0 vs 3.0 ; p=0.04) que les séronégatifs (durée moyenne de suivi de 3,52 ans). Une plus grande proportion de patients MOG-IgG positifs présentaient une pleïocytose du LCR (92.3% vs 45.2%; p=0.003).

Discussion

Sur les 56 patients de la cohorte, 6 (10,7%) évoluèrent vers une NMO certaine, 2 (3.6%) vers une sclérose en plaques certaine, 8 (14.2%) vers un tableau de myélites récidivantes et 40 (71.4%) restèrent monophasiques. Les patients MOG-IgG positifs étaient plus à risque de développer un poussée de névrite optique et donc de convertir vers une NMO (Hazard Ratio [HR] 8.99, 95% confidence interval [CI] 1.60- 50.59; p=0.01).

Conclusion

Les anticorps MOG-IgG doivent être recherchés après un épisode de MATLE car ils sont associés à des caractéristiques épidémiologiques et cliniques spécifiques, distinctes des myélites AQP4-IgG et double séronégatives.

Informations complémentaires
Ce travail est soutenu par l'ARSEP

Mots Clés

Neuromyélite optique
Myélite
Devic (maladie de)
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