Jnlf
Envoyer
 
imprimer

Résumé Jnlf Marseille 2015

Apport de la scintigraphie myocardique au 123-I-MIBG dans le diagnostic différentiel entre maladie de Parkinson idiopathique et atrophie multi-systématisée ou paralysie supra nucléaire progressive
Cécile PRETERRE (1), Pascal DERKINDEREN (1), Amandine PALLARDY (2)
(1) Neurologie - Hôpital Nord Laënnec - 44093 - Saint Herblain - France
(2) Médecine Nucléaire - Hôpital Nord Laënnec - 44093 - Saint Herblain - France
Résumé
Introduction

Différencier la maladie de Parkinson idiopathique (MPI) d'autres syndromes parkinsoniens tels que atrophie multi-systématisée (AMS) ou paralysie supranucléaire progressive (PSP) peut être difficile pour les cliniciens experts

Objectifs

L'objectif de cette étude était d'évaluer la corrélation entre la conclusion des experts et celle des scintigraphies myocardiques au 123-I-MIBG pour le diagnostic différentiel entre MPI et PSP ou AMS.

Méthodes

Les 10 patients qui ont bénéficié d'une scintigraphie myocardique au CHU de Nantes entre février 2012 et septembre 2013 pour un syndrome parkinsonien atypique ont été inclus. L'examen d'imagerie était interprété selon 3 plans d'analyse: taux de fixation cardiaque globale aux temps précoce et tardif, rapports c½ur/médiastin aux 2 temps et taux de relargage du traceur. Un examen anormal était en faveur d'une dénervation dopaminergique post-ganglionnaire, compatible avec le diagnostic de MPI.

Résultats

La scintigraphie myocardique était réalisée entre un et dix huit ans après le début des symptômes. 2 de nos patients avaient une MPI, 3 une AMS et 4 une PSP. L'examen était interprété comme normal chez 3 patients (aucun avec une MPI), pathologique chez 4 patients (dont 1 AMS et 1 PSP), et douteux chez 2 patients. La sensibilité de notre examen d'imagerie était de 100%. La spécificité (calculée en incluant AMS et PSP) était proche de 60%. Elle était meilleure pour différencier la MPI de la l'AMS.

Discussion

Nous avons retrouvé une scintigraphie myocardique au 123-I-MIBG pathologique chez la totalité des patients parkinsoniens. Cet examen était normal chez près de 60% des patients avec syndrome parkinsonien atypique. Ainsi un examen normal éliminerait formellement le diagnostic de MPI. Le nombre élevé de faux positifs peut s'expliquer par les différentes pathologies et médicaments qui peuvent altérer les neurones sympathiques post-ganglionnaires.

Conclusion

Au total notre étude a retrouvé des performances diagnostiques comparables à celles de la littérature de nos scintigraphies myocardiques au 123-I-MIBG dans le diagnostic différentiel entre MPI et AMS ou PSP.

Informations complémentaires


Mots Clés

Syndrome parkinsonien atypique
Scintigraphie myocardique au 123-i-mibg
Atrophie multi-systématisée
Journées de Neurologie de Langue Française - 52 avenue des Vosges - 67000 Strasbourg