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Résumé Jnlf Strasbourg 2014

PROTEINE BETA-AMYLOÏDE ET DEMENCE
Bernard-françois MICHEL (Marseille)
Résumé
La maladie d’ALZHEIMER (MA) se caractérise par l’accumulation intracérébrale de protéine Béta-amyloïde 1-42 (A?42), de plaques séniles (PS), et de dégénérescence neuro-fibrillaire (DNF) due à l’accumulation de protéine tau. A cela s’associe une d’atrophie touchant préférentiellement le lobe temporal médian et latéral et le cortex associatif pariétal et frontal. En corrélation avec la progression topographique des DNF, les modifications atrophiques les plus précoces ont été observées dans le cortex entorhinal et l’hippocampe, avant de se propager au travers des lobes temporaux et frontaux et d’affecter les régions frontales. L’accumulation d’A?42 est probablement une des causes principale de dysfonctionnement neuronal et, éventuellement, de déclin cognitif pouvant conduire à la MA. Certains travaux suggèrent que les modifications neurodégénératives corticales liées à A?42 pourraient apparaitre avant les DNF. Ainsi dans la séquence de progression vers la MA, il est supposé que le dépôt d’A?42 précède l’accumulation de tau qui conduit à la neuro-dégénérescence. Ainsi, le premier stade majeur de MA pré-symptomatique, devrait être une période d’accumulation intracérébrale d’A?42, mise en évidence par Tomographie d’Emission de Positons (TEP) amyloïde, ou par des taux anormaux d’A?42 dans le Liquide Céphalo-Rachidien (LCR). Un certain nombre de sujets âgés ont des taux importants d’A?42 intracérébrale, mesurée par TEP amyloïde, dont l’association avec une altération des fonctions cognitives a été observée. Une des raisons invoquée de l’altération des fonctions cognitives est la neuro-toxicité de l’accumulation d’agrégats d’amyloïde insoluble. Les stades précliniques du modèle hypothétique d’accumulation d’A?42 intracérébrale ont été élucidés empiriquement, mais la relation temporelle entre le taux d’amyloïde et la souffrance neuronale responsable des troubles cognitifs de la MA préclinique est complexe. Par ailleurs la relation de cause à effet est mal élucidée. Un important modèle pour étudier le cours évolutif de la MA pré-symptomatique est d’examiner des sujets porteurs de facteurs de risque de la MA. En dehors de l’âge, un parent du premier degré atteint de MA et l’allèle epsilon4 de l’Apo-lipoprotéine E (APOE4), sont de loin les facteurs de risque les plus conséquents, pour la MA associés au taux et à la précocité d’accumulation d’A?42. Chez ces sujets à risque la TEP amyloïde positive n’est associée, ni à une atteinte concomitante de de la cognition ni à une atrophie cérébrale, mais à une augmentation du métabolisme du glucose dans des aires spécifiques, suggérant un mécanisme réactionnel de compensation.

Auteur(s) :
BERNARD FRANÇOIS MICHEL (1, 2), N. SAMBUCHI (1), EMMANUEL SAGUI (2)
(1) SERVICE DE NEUROLOGIE COMPORTEMENTALE HOPITAL SAINTE-MARGUERITE, 270 BOULEVARD DE SAINTE-MARGUERITE
(2) SERVICE DE NEUROLOGIE HOPITAL D’INSTRUCTION DES ARMEE LAVERAN, 34 BOULEVARD LAVERAN ; MARSEILLE, FRANCE.

Mots Clés

Proteine beta-amyloïde
Maladie d’alzheimer
Fonctions cognitives
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