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Résumé Jnlf Nice 2012

PRISE EN CHARGE MÉDICALE DES TROUBLES VÉSICO-SPHINCTÉRIENS POST ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL
Marianne de Sèze (1)
(1) Cabinet de Neuro Urologie, Urodynamique et Pelvipérinéologie - Clinique Saint Augustin - 33000 - Bordeaux - France
Résumé
Resume
Les troubles urinaires sont fréquents en phase précoce chez les patients ayant présenté un accident vasculaire cérébral, mais régressent dans la majorité des cas dans les 3 premiers mois suivant l'épisode aigu. Il conviendra donc de ne pas mettre en œuvre précocement de thérapeutique irréversible et de privilégier les options thérapeutiques symptomatiques, modulables et conservatrices. Il faudra également tenir compte des facteurs urogynécologiques associés, tel qu'un trouble de la statique pelvienne ou une hypertrophie prostatique dans cette population majoritairement vieillissante. Enfin, il faudra tenir compte de la iatrogénieet des interactions médicamenteuses induites par la prise en charge thérapeutique du terrain cardiovasculaire..
En phase aigue de l'AVC, la priorité thérapeutique est de s'assurer de la bonne qualité de la vidange vésicale et de ne pas laisser évoluer une rétention urinaire, favorisée par les troubles de la conscience et/ou de l'expression et les apports hydriques exagérés. Au moindre doute, il faudra drainer les urines par hétérosondages intermittents ou la pose d'une sonde à demeure limitée à quelques jours,avec surveillance de la reprise mictionelle et contrôle pluriquotidien des résidus post-mictionnels. Si la reprise mictionnelle n'estt pas satisfaisante, la pose d'un cathéter sus pubien permettra de poursuivre la reprogrammation mictionnelle.
Parallèlement il faudra adapter les apports hydriques et les habitudes mictionnelles et à favoriser l'autonomie de déplacement pour les mictions. Au décours de cette phase aigue si les troubles urinaires persistent, seront précisés les mécanismes physiopathologiques en cause, neurogène et non neurogènes et mis en œuvre des traitements visant à améliorer la qualité du stockage ou de la vidange vésical. L'hyperactivité vésicale peut etre traitée par anticholinergiques sous surveillance de l'absence de résidu post mictionnel et du rythme cardiaque, ou de la neurostimulation tibiale transcutanée. La desmopressine (avant 65 ans) ou l'oestrogenothérapie locale peuvent améliorer la nycturie. La dysurie peut relever des alphabloquants sous surveillance tensionelle.

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Mots Clés

Troubles urinaires
Accident vasculaire cerebral

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