JNLF
Envoyer
 
imprimer

Résumé JNLF Paris 2011

PLACE DES ANTI-ANGIOGÉNIQUES DANS LE TRAITEMENT DES GLIOMES

Résumé
Les gliomes diffus ou tumeurs gliales diffuses de l’adulte sont les tumeurs cérébrales primitives les plus fréquentes chez l’adulte. Environ 3000 nouveaux sont diagnostiqués chaque année en France (Bauchet et al., 2007). L’organisation mondiale de la santé (O.M.S.) classe les gliomes diffus selon deux paramètres : (i) le phénotype des cellules tumorales et (ii) le grade de malignité. Le type cellulaire peut être astrocytaire, oligodendrocytaire ou mixte (oligoastrocytaire). Le grade de malignité va de II à IV et tient compte de la présence ou non de plusieurs critères : (i) la densité cellulaire, (ii) les atypies cytonucléaires, (iii) les figures mitotiques, (iv) la prolifération endothélio-capillaire et (v) la nécrose (Figarella-Branger et al., 2008). Ainsi, l’O.M.S. distingue sept principaux types de gliomes diffus : (i) les astrocytomes de grade II à IV (glioblastome), (ii) les oligodendrogliomes de grades II et III et (iii) les oligoastrocytomes ou les gliomes mixtes de II et III (Louis et al., 2007).
Au sein des gliomes diffus, les astrocytomes de grade IV ou glioblastomes sont les tumeurs les plus fréquentes représentant environ 50% de l’ensemble des tumeurs gliales diffuses. Les glioblastomes sont également les tumeurs les plus agressives. En effet, le pronostic des patients présentant un glioblastome est sombre avec une médiane de survie comprise entre 12 et 24 mois malgré des traitements lourds incluant la chirurgie aussi maximale que possible, la chimiothérapie cytotoxique et la radiothérapie encéphalique (Stupp et al. 2005 ; Keime-Guibert et al., 2007). Cette agressivité clinique est le reflet d’une agressivité histologique. En effet, les glioblastomes sont des tumeurs de grade IV de malignité avec une forte densité cellulaire, de nombreuses atypies cytonucléaires, de nombreuses mitoses, de la nécrose et de la prolifération endothélio-capillaire floride.
L’angiogénèse tumorale est une caractéristique morphologique mais aussi fonctionnelle importante des glioblastomes favorisant leur développement et leur croissance. De nouvelles stratégies thérapeutiques visant cet aspect majeur de la biologie des glioblastomes sont en cours de développement et donnent des résultats extrêmement prometteurs : les traitements anti-angiogéniques.
Ces dernières décennies, les travaux de recherche cliniques et biologiques ont permis de mieux comprendre les mécanismes cellulaires, tissulaires et moléculaires impliqués dans l’oncogénèse gliale (Wen et al., 2008). Outre la prolifération des cellules tumorales via une modification de leur sensibilité aux signaux moléculaires pro- et anti-prolifératifs, d’autres fonctions cellulaires sont dérégulées dans les cancers, en particulier l’apoptose, l’immunité antitumorale et l’angiogénèse. Les chimiothérapies cytotoxiques actuellement utilisées dans le traitement des glioblastomes visent essentiellement la réplication et la division cellulaire des cellules tumorales mais elles touchent également les cellules normales. Cette dernière action est responsable des effets indésirables de la chimiothérapie cytotoxique. Des thérapeutiques moléculaires ciblées plus spécifiques visant les cellules tumorales en respectant les tissus normaux, en plein émergence en oncologie et neuro-oncologie, pourraient être plus efficaces et moins toxiques. Les thérapies anti-angiogéniques font partie de ces thérapies innovantes en plein essor (Van Meir et al., 2010).


Lire la suite de l'article sur http://www.em-consulte.com/produit/neurol

Mots Clés

TRAITEMENT
ANTIANGIOGENIQUES
Journées de Neurologie de Langue Française - 52 avenue des Vosges - 67000 Strasbourg