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Résumé JNLF Paris 2011

BIOMARQUEURS PRONOSTIQUES ET FACTEURS PRÉDICTIFS DE LA RÉPONSE AUX TRAITEMENTS

Résumé
Les gliomes diffus représentent environ 30% de l’ensemble des tumeurs cérébrales primitives et plus de 70% des tumeurs cérébrales primitives malignes de l’adulte ce qui correspond environ à 3000 nouveaux cas par an en France. La classification de l’organisation mondiale de la santé (OMS) distingue les gliomes en fonction de leur phénotype (astrocytomes, oligodendrogliomes et oligoastrocytomes) et en fonction d’un grading histo-pronostique qui s’échelonne de I à IV. Cette classification, même si elle s’avère extrêmement utile en pratique quotidienne, manque de reproductibilité et de précision pronostique ce qui freine la réalisation de progrès thérapeutiques (van den Bent, 2010). Le taux de discordance inter-observateur, qui peut atteindre 20 à 30% dans les oligodendrogliomes et les gliomes de grade II et III, peut être expliqué dans certains cas par un biais d’échantillonnage. Néanmoins, il est essentiellement lié au fait que la classification phénotypique des gliomes ainsi que leur grading reposent sur des critères exclusivement morphologiques qui contiennent une certaine part de subjectivité (van den Bent, 2010). Le manque de précision pronostique quant à lui est lié au fait qu’un même sous-type histologique peut correspondre à des sous-types moléculaires aux pronostiques évolutifs très différents. Par exemple, au sein des gliomes anaplasiques, la survie médiane est de plus de 7 ans en cas de codélétion 1p/19q contre 5 ans en cas de mutation IDH1 sans codélétion 1p/19q et 18 mois en l’absence de codélétion 1p/19q et de mutation IDH1 (Sanson et al., 2009). Les limites de la classification histologique ont des répercussions sur la réalisation et l’interprétation des essais thérapeutiques. Le manque de reproductibilité fait que les essais ciblant un sous-type histologique précis finissent par être « contaminés » par d’autres histologies et risquent ainsi de manquer de puissance. Par ailleurs, dans la mesure où un sous-type histologique peut correspondre à plusieurs sous-types moléculaires, un essai thérapeutique se basant uniquement sur l’histologie risque de considérer comme inefficace un traitement qui serait pourtant efficace chez un sous-groupe moléculaire minoritaire de patients.
Etant donné ces limites, l’identification de marqueurs permettant d’affiner la classification histologique des gliomes a été un domaine de recherche très actif et progressivement une classification histo-moléculaire a commencé à être établie. Actuellement, elle repose principalement sur la codélétion 1p/19q, le statut de méthylation du promoteur MGMT (O(6)-methylguanine DNA methyltransferase) et la mutation IDH1. Cependant, elle devrait bénéficier dans un futur proche des avancées des études génomiques et transcriptomiques à haut débit.

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