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Résumé JNLF Paris 2011

ÉTUDE ESTIME : ESTIMATION ET IMPACT DU TROUBLE DU COMPORTEMENT, APATHIE, CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DE LA MALADIE D'ALZHEIMER (MA) À UN STADE LÉGER, NOUVELLEMENT DIAGNOSTIQUÉS EN NEUROLOGIE LIBÉRALE (NL) ET EN CONSULTATION MÉMOIRE DE PROXIMITÉ (CMP)
Philippe Robert (1), Gilles Berrut (1), Claude Mekies (1), François Sellal (1), Pierre Krolak-Salmon (1), Johanna Doussaint (1), Thierry Marquet (1)
(1) Nice
Résumé
Introduction

L’apathie est un symptôme qui apparaît souvent tôt dans l’évolution de la MA et qui est source de difficultés, tant pour les cliniciens qui la confondent avec la dépression, que pour les familles qui en souffrent au quotidien

Objectifs

Cette étude se propose de faire un état des lieux du syndrome apathie lors du diagnostic de la MA (fréquence, typologie des patients MA avec et sans signes de replis) et d'évaluer son impact sur le fonctionnement au quotidien

Méthodes

Étude épidémiologique nationale, transversale, réalisée en 2010 auprès d’un échantillon représentatif de spécialistes de la MA (NL et médecins de CMP) consultés au stade léger de la maladie (MMSE > ou = 20). Les investigateurs incluaient en moyenne 8 patients, de façon consécutive, en complétant un questionnaire comprenant les données cliniques du Corpus d’Information Minimum Alzheimer (CIMA) de la mesure 34 du plan national, le MMSE, l'IADL, les critères diagnostiques de l’apathie.


Résultats

734 patients ont été inclus par 115 médecins (469 patients par 83 NL et 265 patients par 32 CMP). Les patients étaient majoritairement des femmes (62%), d’une moyenne d’âge de 80 ans (ET=6,6 ans). Le MMSE moyen était de 23 (min 20 – max 29). Pour 56% des patients le diagnostic de MA a été réalisé le jour de la consultation ou moins d’un mois avant. 41,6% des patients remplissaient l'ensemble des critères diagnostiques de l'apathie et 52,7% présentaient les symptômes cliniques.

Discussion

Les patients apathiques avaient un MMSE moyen plus faible que les patients non apathiques (22,7 versus 23,4) et des scores IADL plus faibles, détection (2,5 versus 3) et conséquence (1,9 versus 2,6). Ils recevaient plus d’allocation personnalisée d’autonomie (22,4% versus 10,6%). 32,4% des patients souffraient à la fois d’apathie et de dépression.

Conclusion

Nous présentons ici les résultats préliminaires sur l'apathie. D'autres résultats attendus porteront sur le diagnostic de dépression, l'index de comorbidités et sur les auto-questionnaires patients comprenant l'échelle MOUS.

Informations complémentaires
Promoteurs: Laboratoires Eisai et Pfizer
Partenariat : ANLLF et CMRR CHU de Nice

Mots Clés

Apathie
Depression
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