JNLF
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Résumé JNLF Lyon 2010

Utilisation du natalizumab en situation réelle de prescription, en région Centre
Maud Pallix-Guyot (1), Jérôme Grimaud (1), Sophie Lepage (1), Laurence Thillier (1), Julien Praline (1), Philippe Corcia (1), Anne-Marie Guennoc (1)
(1) Tours
Résumé
Introduction

Le natalizumab (TYSABRI®) est le dernier traitement ayant reçu une AMM en 2007, en monothérapie, pour les patients atteints de sclérose en plaques rémittente récurrente (SEP RR).

Objectifs

L'objectif de ce travail est d'analyser les caractéristiques démographiques des patients traités par natalizumab pour une SEP RR et d'évaluer l’efficacité et la tolérance de cet anticorps monoclonal en pratique quotidienne

Méthodes

Tous les patients avec une SEP RR traités par natalizumab dans les centres hospitaliers de Chartres, Blois, Orléans et Tours depuis juin 2007 ont été suivis. Différents paramètres démographiques, cliniques, biologiques, immunologiques et radiologiques ont été analysés. Nous avons comparé nos données à celles de l’étude pivot AFFIRM et à celles de la cohorte Alsace - Nord-Pas-De-Calais Alsacep-Gsep.

Résultats

Quarante cinq patients ont débuté le natalizumab entre juin 2007 et janvier 2009, en seconde intention dans 96% des cas. A un an, il existait une réduction significative du taux annualisé de poussée (-81%), une stabilisation ou une amélioration du score EDSS dans 88% des cas et la persistance d’une prise de contraste sur l’IRM cérébrale dans seulement 5% des cas. Cinq patients ont arrêté le traitement : 3 effets indésirables et 2 aggravations clinico-radiologiques.

Discussion

L’analyse des données cliniques, biologiques et radiologiques montrent que nos patients ont une activité inflammatoire clinique et radiologique à l’inclusion plus sévère. Malgré cela, l’efficacité et la tolérance du traitement restent satisfaisantes, comparables aux autres études avant commercialisation ou régionales. Le natalizumab reste principalement un traitement de seconde intention chez des patients avec une maladie plus active.

Conclusion

Face à l’efficacité, l’augmentation de l’incidence des cas de LEMP pose la question de la place du natalizumab dans l’arsenal thérapeutique, notamment avec les nouveaux traitements per os à venir.



Mots Clés

Imagerie par résonance magnétique
Inflammation
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