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Résumé JNLF Lyon 2010

L’adaptation prismatique améliorée par une lésion des cortex pariétaux : étude d’un patient présentant une ataxie optique bilatérale
Damien Pastor (1), Matthieu Kandel (1), John Crawford (1), Laure Pisella (1), Yves Rossetti (1), Jacinta O’Shea (1)
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Résumé
Introduction

L’adaptation prismatique est utilisée pour étudier le contrôle et la plasticité sensori-moteurs et dans la rééducation neurologique. Les contributions respectives du cervelet et du cortex pariétal postérieur restent discutées

Objectifs

Afin de mieux comprendre la contribution du cortex pariétal postérieur (PPC) dans l’adaptation prismatique (AP), nous avons testé une patiente (IG) qui présente une lésion bilatérale de cette structure.

Méthodes

Notre nouveau protocole incluant adaptation et déadaptation analysa précisément les dynamiques adaptatives. L’adaptation (et la déadaptation) se composait de 6 blocs de pointage (avec (adaptation) ou sans (déadaptation) prismes) alternant avec des blocs mesurant les effets consécutifs adaptatifs (pointage sans vision de la main). Dépourvue de contrôle visuomoteur en ligne, les performances d’IG furent comparées à celles de 7 sujets contrôles appariés en âge et privés de leurs corrections par vision du mouvement.

Résultats

Le comportement d’AP des contrôles en vision concurrente n’était pas significativement différent de celles obtenues avec une vision terminale. IG et les contrôles montrèrent une réduction des erreurs similaire durant la période d’adaptation et de déadaptation prismatique. Plus intéressant, la patiente IG montra un profil hyperadaptatif : elle montra (1) une adaptation plus rapide et plus intense (2) une meilleure rétention des effets consécutifs des prismes à distance.

Discussion

IG montre une réduction des erreurs normale malgré son manque de contrôle en ligne du mouvement, suggérant que sa régulation itérative des mouvements est préservée. Ensuite, son profil hyperadaptatif suggère que 1) la courbe de réduction des erreurs et le développement des effets consécutifs peuvent être dissociés, et 2) le PPC intact inhibe normalement l’adaptation implémentée dans le cervelet.

Conclusion

Le PPC participe à la dynamique adaptative. En son absence, l’adaptation cérébelleuse serait accrue et prolongée. Une action interférente sur le PPC pourrait prolonger les effets thérapeutiques de l’adaptation.



Mots Clés

Ataxie optique
Cervelet
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