JNLF
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Résumé JNLF Lyon 2010

Identification des patients à risque de dépression post-infarctus cérébral : étude en imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle
Saioa Lassalle-Lagadec (1), Michèle Allard (1), Bixente Dilharreguy (1), Pauline Renou (1), François Rouanet (1), Sylvain Ledure (1), Igor Sibon (1)
(1) Bordeaux
Résumé
Introduction

La dépression est observée chez un tiers des patients ayant survécu à un infarctus cérébral (IC). Cette manifestation psychiatrique compromet la survie des patients et altère leur qualité de vie.

Objectifs

Cette étude explore l’hypothèse d’un lien entre les modifications de connectivité fonctionnelle au repos au sein du réseau neuronal «default-mode» (DMN) et le risque de survenu d’une dépression post-IC (DPIC).

Méthodes

Le DSM IV et l’échelle d’Hamilton (HDRS-17) ont été utilisés pour évaluer la présence et la sévérité de la dépression 10 jours (J10) et 90 jours (J90) suivant l’IC. Une exploration en imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle a été conduite sur 28 patients dont 10 modérément déprimés à J10 et J90. Les analyses statistiques ont permis de comparer le niveau de connectivité du DMN entre les groupes modérément et non déprimés et de réaliser des corrélations entre le degré de connectivité du DMN et les scores HDRS-17

Résultats

Nous avons confirmé la persistance du réseau DMN à la suite d’un IC. Nous avons observé un degré de connectivité fonctionnelle entre le cortex préfrontal (CPF) et le réseau plus élevé chez les patients modérément déprimés par rapport aux sujets non déprimés à J10 et à J90. De plus, une augmentation de la sévérité des symptômes dépressifs à J10 et à J90 est corrélée à une augmentation du degré de connectivité du CPF.

Discussion

L’influence d’une dysfonction du cortex préfrontal dans la survenue de la DPIC a été évoquée dans de nombreuses études antérieures. Ces liens étroits avec les structures limbiques et sous-corticales pourraient rendre compte de son influence dans la survenue de symptômes dépressifs. Les mécanismes physiopathologiques qui sous-tendent cette modification des réseaux neuronaux non lésés par les lésions cérébro-vasculaire demeurent indéterminés.

Conclusion

Ce travail suggère le rôle potentiel des modifications de connectivité fonctionnelle du cortex préfrontal au sein du DMN dans la survenue d’une DPIC à J10 et dans sa persistance jusqu’à 90 jours suivant l’IC.

Informations complémentaires
Soutien financier : SFNV et de l’Association France-AVC

Mots Clés

Dépression
Imagerie par résonance magnétique
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