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Résumé JNLF Lyon 2010

Vascularite cérébrale à Toxocara canis révélée par des AVC itératifs
D. Labodi Lompo (1), K. François Kamdem (1), Eugène Revenco (1), Rémi Allibert (1), Elisabeth Medeiros de Bustos (1), Fabrice Vuillier (1), Thierry Moulin (1)
(1) Vesoul
Résumé
Introduction

Les vascularites cérébrales sont rares et graves, posant des problèmes diagnostiques et thérapeutiques. Celle à Toxocara canis semble exceptionnelle, quatre cas ont été rapportés. Nous rapportons un cas supplémentaire.

Observation
Un homme de 49 ans fut hospitalisé à deux reprises pour AVC dans le service de Neurologie du CHU de Besançon. La première fois l’IRM encéphalique montra un infarctus de l’artère cérébrale antérieure droite et 2 prises de contraste parenchymateuse sous-corticale et méningée au niveau de la tente du cervelet. L’angio-IRM cérébrale retrouva des sténoses segmentaires multiples, étagées des artères intracérébrales de moyen calibre évoquant une vascularite cérébrale. LA PL retrouva une pléiocytose à prédominance lymphocytaire, une protéïnorachie à 0,61g/l et une synthèse intrathécale d’IgG. Une hyperéosinophilie sanguine existait à l’entrée. Seuls les immunodiagnostics dans le sérum et le LCR des helminthiases autochtones ou d’importation sont revenus positifs pour l’antigène T. canis. Les autres recherches infectieuses, métaboliques et autres, dans le sang et le LCR étaient revenues négatives. Une vascularite cérébrale à T. canis fut diagnostiquée. Le patient fut traité par Albendazole et corticothérapie. Il fut rehospitalisé pour un hématome protubérantiel gauche. Une angiographie cérébrale conventionnelle confirma la présence de sténoses moniliformes s des artères intracrâniennes, concluant à l’évolutivité de la vascularite malgré le traitement.

Discussion

Les vascularites cérébrales sont de diagnostic et de traitement difficiles et notre cas en est illustratif. En l’absence de confirmation histologique, le diagnostic reste présomptif, bâti sur des arguments neuro-radio-cliniques (AVC, granulomes inflammatoires cérébroméningés), sténoses segmentaires des artères encéphaliques), biologiques (méningite lymphocytaire, immunodiagnostics de T. canis positifs).

Conclusion

Les vascularites cérébrales à T. canis sont exceptionnelles, de diagnostic et de traitement difficiles. Y penser devant des AVC récidivants et réunir les arguments de présomption avant d’entreprendre une biopsie cérébrale.

Informations complémentaires
Remerciement à l'équipe de Neurologie du CHU de Besançon.

Aucun financement.

Mots Clés

Accident vasculaire cérébral
Vascularite
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