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Résumé JNLF Lyon 2010

Troubles psychiatriques dans la Sclerose en plaque : une etude Tunisienne
Chahira Hachicha (1), Amir Boukhris (1), Fatma Njeh (1), Jihene Aloulou (1), Rim Masmoudi (1), Othmen Amami (1), Chokri Mhiri (1)
(1) Sfax
Résumé
Introduction

La sclérose en plaques (SEP) constitue la première cause d’handicap par maladie neurologique acquise de l’adulte jeune. Vu sa chronicité et son caractère invalidant, ses répercussions psychologiques sont inévitables.

Objectifs

Evaluer la prévalence de la dépression et l’anxiété et leurs liens avec l’alexithymie chez une population de patients atteints d’une sclérose en plaque et originaires du sud tunisien.

Méthodes

Nous avons réalisé une étude portant sur 31 patients consécutifs atteints d’une SEP certaine selon les critères de Mac Donalds et suivis au service de Neurologie de Sfax. Tous les patients ont été évalués en utilisant un protocole visant recueillir les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et évolutives de la maladie. Nous avons utilisé des versions arabisées du Hospital-Anxiety and Depression Scale (HADS) pour l’évaluation de l’état thymique et l’échelle d’alexithymie de Toronto (TAS-20) pour l’alexithymie.

Résultats

Notre série était composée de 18 femmes et 13 hommes ayant un âge moyen de 39 ans. Les prévalences de la dépression et l’anxiété étaient de 42% et 52% respectivement. La prévalence de l’alexithymie était de 43%. L’anxiété était corrélée avec le degré du handicap et l’âge de début. De même, la dépression était plus fréquemment observée chez les patients ayant un score EDSS élevé, une longue durée d’évolution et sous interférants. Une corrélation positive était observée entre l’alexithymie, la dépression et l’anxiété.

Discussion

Notre étude a montré que la moitié des patients atteints de SEP ont des troubles thymiques. Toutefois, la dépression reste le trouble psychiatrique le plus fréquent et le plus handicapant dans la SEP. La place de l’anxiété ne doit pas être négligée puisque la comorbidité avec la dépression peut constituer un facteur aggravant. La fréquence de l’alexitymie est élevée et semble être corrèle positivement avec la dépression et l’anxiété.

Conclusion

Notre étude a permis de dégager un lien entre la dépression, l’anxiété et l’alexithymie chez les patients atteints de SEP. Ces aspects sont à considérés dans la prise en charge afin de permettre une meilleure qualité de vie.




Mots Clés

Dépression
Anxiété
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