JNLF
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Résumé JNLF Lyon 2010

Intérêt du dosage génique de SMN2 dans les amyotrophies spinales
Yamina Sifi (1), Karima Sifi (1), Nordine Abadi (1), Assia Boulefkad (1), Fatima Serradj (1), Jean-Paul Bonnefont (1), Abdelmadjid Hamri (1)
(1) Constantine
Résumé
Introduction

Les délétions homozygotes du gène SMN1 sont le plus souvent responsables des amyotrophies spinales. La copie centromérique ou SMN2 semble le facteur modificateur principal expliquant la variabilité phénotypique observée .: L’objectif de notre travail était d’établir des corrélations entre la sévérité du phénotype et l’étendue des délétions emportant le gène NAIP et le nombre de copies SMN2

Observation
Nous avons analysé le nombre de copies du gène SMN2 (par PCR en temps réel) et l’étendue des délétions emportant le gène NAIP (selon Roy et al 1995) chez 62 patients de phénotype SMA avec délétion homozygote du gène SMN1. Les données cliniques définissant la sévérité de la maladie étaient représentées par l’âge de début, l’âge du décès, les troubles bulbaires et l'age de la perte de la marcheI.Quatre types cliniques ont été identifié, répartis selon le consortium international et selon Zerres et al en 15 patients de type I, 12 de type II, 33 de type III et 2 de type IV. Le nombre de copies du gène SMNc variait d`une copie à cinq, il était étroitement corrélé aux groupes de sévérité clinique et à la survie. Cette corrélation était affinée lorsque l’on tenait compte de l’âge de décès dans les formes sévères et de la conservation ou non de la marche dans les formes bénignes. L’atteinte bulbaire, facteur pronostic majeur, ne semble pas améliorer ces corrélations. Une fréquence élevée de délétions dans le gène NAIP était notée dans les SMA sévères de type I (28,57 %) que dans les formes modérées de type II (20 %), III (15,78 %) et IV (0 %), les délétions du gène NAIP étaient associées à un nombrede copies du gène SMN2 moindre, suggérant qu’il s’agit d’un facteur de confusion en rapport avec des délétions étendues du locus.

Discussion

En association avec l`âge de début des symptômes et la dernière acquisition motrice consolidée, le nombre de copies du gène SMN2 permet dans certains cas de nuancer les données pronostiques, en terme de survie et de perte de l`autonomie motrice. Néanmoins a nombre de copies SMN2 égal, il persiste des discordances suggérant l`existence d`autres facteurs modificateurs qui restent à identifier car le gène NAIP ne semble pas un bon candidat.

Conclusion

Nos résultats concordent avec les grandes séries de la littérature



Mots Clés

Werdnig-Hoffmann (maladie de)
Kugelberg-Welander (maladie de)
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