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Résumé JNLF Lyon 2010

Etude des manifestations neurologiques et des aspects IRM dans le syndrome de Wolfram sur une cohorte de 59 patients
Annabelle Chaussenot (1), Sylvie Bannwarth (1), Pierre Labauge (1),  Groupe Français du Syndrome de Wolfram (1), Brigitte Chabrol (1), Véronique Paquis-Flucklinger (1)
(1) Nice
Résumé
Introduction

Le syndrome de Wolfram est une maladie rare caractérisée par la survenue précoce d’un diabète (DM) et d’une atrophie optique (AO), fréquemment associés à un diabète insipide, une surdité et des signes neurologiques.

Objectifs

L'objectif de notre étude est de rechercher des corrélations génotype/phénotype et de décrire les caractéristiques neurologiques et IRM de la cohorte française de Wolfram ayant bénéficié d’une analyse de WFS1.

Méthodes

Nous avons analysé rétrospectivement les données cliniques, en particulier neurologiques et IRM, et les génotypes des 59 patients qui présentaient 2 mutations identifiées dans le gène WFS1 et/ou l’association d’un DM et d’une AO survenant avant l’âge de 30 ans. La cohorte était constituée 32 hommes et 27 femmes d’âge moyen 26 ans (5-57), dont 97% avaient développé un DM et une AO à un âge médian respectifs de 6 ans (8 mois-38) et 10 ans (3-43).

Résultats

Les manifestations neurologiques, 3ème atteinte en fréquence (53%), débutaient à un âge médian de 15 ans (2-47), âge de 15 ans plus précoce que celui rapporté dans la littérature. Les principales caractéristiques étaient concordantes avec les données de la littérature : syndrome cérébelleux (48%), neuropathie périphérique (39%), épilepsie (26%) et ,à l’IRM, l’atrophie marquée du cervelet et du tronc cérébral.

Discussion

En revanche, les troubles cognitifs étaient plus fréquent (32%), et l'atteinte diffuse et symétrique de la substance blanche (3 cas) et la présence d'une anomalie de la gyration (2 cas) étaient rapportés pour la première fois. La présence de mutations faux sens est corrélée à un début plus tardif du DM et de l’AO, mais pas à celui des signes neurologiques.

Conclusion

Notre étude, portant sur la plus grande cohorte rapportée à ce jour, précise l’atteinte neurologique et souligne l’importance du neurologue et de l'IRM cérébrale dans le diagnostic et dans le suivi multidisciplinaire.



Mots Clés

Ataxie cérébelleuse
Imagerie par résonance magnétique
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