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Résumé JNLF Lyon 2010

Atteintes du tronc cérébral et du diencéphale au cours de l’hypotension intracrânienne
Valérie Wolff (1), Valérie Lauer (1), Pierre Kehrli (1), Stephane Kremer (1), Pierre Diemunsch (1), Jean-Louis Dietemann (1), Christian Marescaux (1)
(1) Strasbourg
Résumé
Introduction

L’hypotension intracrânienne (HI) est de diagnostic difficile, car elle ne s’exprime pas toujours par une symptomatologie associant une céphalée orthostatique, des acouphènes, une hypoacousie, une photophobie et des nausées.

Observation
Huit patients (N° 545269, 67732, 1651877, 190947, 108271, 191719, 479308, 1452021) furent hospitalisés pour une HI avec un délai diagnostique de 34,5 jours +/-36,3. Tous les patients avaient une céphalée d’installation variable. Une atteinte des paires crâniennes était retrouvée chez tous les patients : atteinte du I avec cacosmie (n=1), du II avec flou visuel (n=3), du V avec douleur oculaire (n=3) ou hypoesthésie de la face (n=1), du VI avec diplopie (n=3), du VIII avec acouphènes (n=5), hypoacousie (n=3), plénitude de l’oreille (n=5), vertiges (n=4), nystagmus (n=2), du IX avec hypophonie (n=1), du X avec toux (n=1). Une atteinte du diencéphale était objectivée avec des troubles de la conscience (n=2), des difficultés de concentration (n=2), un ralentissement psycho-moteur (n=1), une hypersomnie (n=1), une amnésie antérograde (n=1), des mouvements anormaux (n=1), une algie vasculaire de la face (n=1). Le caractère positionnel des symptômes était retrouvé pour la céphalée (n=7) mais aussi pour les autres symptômes : flou visuel (n=1), diplopie (n=1), acouphène (n=1), hypoacousie (n=1), vertige (n=2), crise d’algie vasculaire de la face (n=1), ralentissement psycho-moteur (n=1).

Discussion

Le délai diagnostique d’une HI peut être long du fait du caractère polymorphe de la symptomatologie clinique allant de la céphalée modérée au coma. En accord avec la littérature, la céphalée est présente chez tous nos patients. De façon plus inhabituelle, nous décrivons dans notre expérience une atteinte quasi-systématique du tronc cérébral ou du diencéphale.

Conclusion

Devant le caractère postural d’une céphalée, d’une atteinte du tronc cérébral ou du diencéphale, il convient d’évoquer une HI dont le diagnostic de certitude repose sur l’IRM cérébrale avec injection.



Mots Clés

Céphalée post-traumatique
Imagerie par résonance magnétique
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