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Résumé JNLF Lyon 2010

Névralgie du trijumeau sous chimiothérapie antiangiogenique annonçant une perforation colique
Delphine Baudoin (1), Halima Settouti (1)
(1) Aix en Provence
Résumé
Introduction

En oncologie médicale le bévacizumab, a des indications de plus en plus étendues

Traité avec efficacité pour un cancer du poumon par le bévacizumab, un patient présente une névralgie du V suivi d'une perforation colique

Observation
l s’agit d’un patient de 68 ans, suivi pour un adénocarcinome bronchique depuis 2001. Après plusieurs lignes de traitements incluant chirurgie, radiothérapie et chimiothérapies successives, il est introduit en juin 2008 un traitement associant bévacizumab et Docétaxel.

En août 2008 apparaissent des douleurs localisées à la racine du nez, irradiant t à l’arcade sourcilière droite comme gauche, à type de décharge électrique, survenant par salves pluriquotidiennesr,évaluées à 8 sur 10 sur l’échelle numérique.

L'air froid dans les fosses nasales a un effet gâchette. L’application externe d’eau chaude soulage ponctuellement.

Le paracétamol codéine inefficace est remplacé par la carbamazépine (CBZ), déjà en place pour une cicatrice épileptogène qui est augmenté,, sans efficacité, jusqu’à la dose maximale tolérée.

Localement, une sinusite œdémateuse allergique connue depuis 2007 se manifeste par un écoulement nasal clair.

En mars 2009, devant la persistance de la névralgie trigéminale, le bevacizumab est suspendu avec trois semaines plus tard une perforation colique. La douleur du trijumeau disparait quatre mois aprés l'arrêt du traitement alors que le cancer progresse

Discussion

Le mécanisme physiopathologique de la perforation colique comme de la perforation de la cloison nasale sous bévacizumab est inconnu. (1, 3)Anticorps monoclonal de la classe des anti-angiogéniques aurait il lésé l'innervation de la tache vasculaire nasal créant une névralgie du V précédant de sept mois la perforation colique. La rhinite oedemateuse allergique a favorisé l'atteinte trigéminale nasale



Conclusion

La douleur trigéminale sous antiangiogenique a t-elle valeur d’alerte ? En d’autres termes, peut-elle annoncer la perforation colique si le traitement par bevacizumab est poursuivi.

Informations complémentaires
merci au Dr Poirier chef de service de pneumologie du CH PAix

Mots Clés

Médicament
Cancer
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