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Résumé JNLF Lyon 2010

Troubles cognitifs associés à une épilepsie temporale mésiale de début tardif. Etude rétrospective de 14 cas
Benjamin Cretin (1), Céline Davanture (1), Frédéric Blanc (1), Maria-Paola Valenti-Hirsch (1), Edouard Hirsch (1)
(1) Strasbourg
Résumé
Introduction

L’épilepsie temporale mésiale tardive s’accompagne constitutivement de troubles cognitifs. Face à des troubles mnésiques d’étiologie indéterminée, une épilepsie temporale mésiale devrait être donc évoquée.

Objectifs

Déterminer les caractéristiques anamnestiques, cliniques et paracliniques (EEG et IRM +/- LCR) des patients souffrant d’épilepsie temporo-mésiale de début tardif (âge > 50 ans).

Méthodes

Les caractéristiques de 14 dossiers firent l’objet d’une étude rétrospective. Sur le versant clinique : l’histoire, les aspects anamnestiques, cliniques et cognitifs furent analysés. Sur le versant paraclinique : EEG et IRM furent revus systématiquement ; liquide céphalo-rachidien et scintigraphie furent disponibles pour certains malades. Certaines données évolutives furent aussi récupérées pour quelques patients.

Résultats

Le délai diagnostique entre l’apparition des crises uniquement subjectives et le diagnostic d’épilepsie était au minimum de plusieurs mois, voire de plusieurs années. Les troubles cognitifs étaient à l’origine du diagnostic d’épilepsie dans 43% des cas ; les crises l’étaient dans 57% des cas. Les troubles cognitifs étaient mnésiques et attentionnels. Déjà-vu et état de rêve étaient les manifestations critiques les plus fréquentes. L’EEG était constamment pathologique. Le traitement était souvent bénéfique.

Discussion

L’approche rétrospective de l’histoire naturelle des épilepsies temporales tardives montre clairement la survenue précoce des crises subjectives par rapport aux troubles cognitifs. Le diagnostic est difficile en cas de manifestations critiques uniquement subjectives, de telle sorte que les plaintes cognitives sont souvent révélatrices. Dans tous les cas, l’anamnèse et l’EEG sont les éléments majeurs du diagnostic.

Conclusion

Le diagnostic d’épilepsie temporale mésiale tardive peut expliquer une plainte cognitive sans étiologie documentée. Une approche anamnestique standardisée est conseillée, pour accélérer le diagnostic et le traitement.



Mots Clés

Epilepsie crise partielle
Electro-encéphalographie
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