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Résumé JNLF Lyon 2010

Apport du PET scanner cérébral dans le diagnostic des encéphalites limbiques
Caroline Rey (1), Lejla Koric (1), Eve Tramoni (1), Caroline Latger (1), Eric Guedj (1), Fabrice Bartolomei (1), Mathieu Ceccaldi (1)
(1) Marseille
Résumé
Introduction

Les encéphalites limbiques (EL) sont une cause fréquente de démence subaigüe dont le diagnostic reste encore difficile.

Nous rapportons deux cas présentant un aspect similaire et particulier au 18 FDG PET scanner.



Observation
Le patient A, 47 ans, débuta son tableau par des crises d'épilepsie partielles temporales droites, avec un MMS à 25/30.

l’IRM cérébrale retrouva un hyper signal en FLAIR au niveau de la région hippocampique droite, de façon isolée.

Une sclérose hippocampique fût suspectée et un traitement par carbamazépine instauré, mais on observa une persistance de la dégradation neurologique.

Le patient B, âgé de 58 ans, présenta initialement des troubles sévères de la mémoire antérograde et épisodique, associés à des troubles du comportement. L’IRM montra en séquence FLAIR un hyper signal temporal interne bilatéral.

Dans les deux cas, la ponction lombaire retrouva une légère hyper protéinorachie, et les bilans sanguins infectieux et inflammatoire courant étaient normaux, y compris la recherche d’anticorps (AC) anti neuronaux classiques. Seule la recherche d’AC anti neuropile fût positive, et notamment celle d'AC anti canaux potassiques (VGKC) chez le patient A.

La recherche de néoplasie systémique était négative, et le PET Scanner cérébral retrouva le même aspect atypique chez les deux patients : un hyper métabolisme striatal associé à un hypo métabolisme cérébral diffus.

Un traitement précoce par corticothérapie permis une amélioration clinique et métabolique.

Discussion

Ces deux cas présentent le même aspect au PET scanner durant la phase active de la maladie, avec normalisation après corticothérapie, prouvant un corrélat entre l'imagerie métabolique et la clinique.

L’activation neuronale des striata médiée par les AC associé a une désactivation par déafferentation des circuits cortico-sous corticaux est une des explications physiopathologique possible des images retrouvées au PET scan.



Conclusion

Compte tenu de la difficulté d'effectuer ce diagnostic, et du pronostic favorable de certaines EL avec un traitement précoce adapté, le PET scanner apparait ici comme un outil diagnostic supplémentaire et prometteur.



Mots Clés

Pet scan
Epilepsie crise partielle
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