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Résumé JNLF Lyon 2010

Stress, SEP et maladies dysimmunitaires
Thibault Moreau (1)
(1)
Résumé
Introduction

Les maladies dysimminutaires sont d’origine multifactorielle associant des anomalies génétique, du système immunitaire, hormonal et des facteurs d’environnement. Le rôle du stress est discuté.

Objectifs

La relation autoimmunité et événements stressants de la vie dans le déclenchement des maladies ou lors de leur activation reste incomprise. A partir du modèle SEP, les hypothèses sont exposées.

Méthodes

Le rôle du stress dans la survenue de première ou de poussée ultérieure de SEP, expression clinique d’une inflammation du système nerveux central, a fait l’objet d’une riche littérature. Des modèles animaux d’EAE exposés à différents stress ont été étudiés. Quelques travaux sur les conséquences du stress sur l’IRM de malades sont aussi disponibles. Une hétérogénéité méthodologique existait dans ces études rendant les conclusions incertaines (séries prospectives rares avec des outils d’évaluation du stress divers).

Résultats

A partir de vingt études scientifiquement recevables, la moitié confirmait une relation entre les poussées de SEP et un événement stressant déclenchant et l’autre ne trouvait pas de lien. Les stress plus chroniques, mineurs, datant de six à huit semaines paraissent plus à risque que les situations aigues et graves. La mesure de l’activité IRM après des stress confirme ces données. Les événements stressants majeurs pourraient même protéger dans un premier temps de nouvelle poussée.

Discussion

Aucune méthodologie parfaite ne peut être appliquée pour conclure sur la relation précise stress/poussée de SEP vu la nature du sujet. Pourtant, les rapports immunité/événements psychologiquement prégnants apparaissent convaincant via l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et le système nerveux autonome. Les modèles imparfaits d’EAE ont montré des preuves biologiques confirmant ces hypothèses (action sur les cytokines par exemple).

Conclusion

Dans la SEP comme pour d’autres maladies autoimmunes, il est impossible d’affirmer formellement l’effet directement nocif du stress mais une aide psychologique pour mieux percevoir les situations stressantes semble utile.

Informations sup


Mots Clés

Environnement
Neuropsychologie
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