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Résumé JNLF Lyon 2010

Apport et limite du diagnostic histologique et de la biologie moléculaire dans le diagnostic des tumeurs cérébrales primitives
Catherine Godfraind (1)
(1) Bruxelles
Résumé

Une première limite aux diagnostics histologique et moléculaire est technique. Assurer un diagnostic passe d’abord par recevoir un prélèvement adéquat quantitativement et qualitativement. Si l’aspect quantitatif est évident, la nécessité d’un matériel qualitativement adéquat est parfois plus obscure. Certains aspects qualitatifs dépendent du chirurgien et du radiologue, comme le choix de la zone tumorale à soumettre à examen. D’autres dépendent du pathologiste, comme le traitement technique du tissu.

La classification OMS est aussi limitante car, comme toute classification, elle est imparfaite. Cependant, elle a le mérite d’exister, et d’autoriser un langage plus uniforme et un traitement plus adapté. Son imperfection se palpe quand les critères diagnostics sont flous. Les marqueurs moléculaires permettent alors d’améliorer ces difficultés. C’est d’ailleurs pour cela que toutes les classifications OMS sont devenues « histo-génétiques ».

La délétion de 1p/19q est le premier marqueur moléculaire à avoir atteint le niveau clinique. Il a permis de recadrer le diagnostic différentiel entre oligodendrogliome et astrocytome. Sa recherche peut aujourd’hui se faire par l’identification immuno-histochimique d’alpha-internexine (Neurology 2009). Cependant, cela ne permet pas de différentier les tumeurs délétées sur background polysomique et récidivant plus rapidement, des tumeurs délétées sur background diploïde (Clin Cancer Res 2009).

Le projet « glioblastome » du « Cancer Genome Atlas » a permis de subdiviser les glioblastomes en 4 groupes : ceux porteurs de mutations d’IDH1, d’anomalies de NF1, d’amplifications de EGFR et ceux sans anomalies identifiées (PLoS ONE 2009). Ces groupes se superposent aux trois profils géniques définis précédemment par Philips : les glioblastomes pro-neuronaux, mésenchymateux et prolifératifs (Cancer Cell 2006). Il est important de noter que les pro-neuronaux sont de meilleur pronostic et qu’ils correspondent aux tumeurs mutées pour IDH1.

L’association marqueurs moléculaires-histologie permet de proposer aujourd’hui un schéma de classification des gliomes qui pourrait permettre une stratification thérapeutique.

Mots Clés

Génétique
Anatomie
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