JNLF
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Résumé JNLF Lille 2009

Troubles de la régulation des cycles veille/sommeil et dénervation dopaminergique. Etude par télémétrie chez le primate non-humain
 Lambrecq V. (1),  Barraud Q. (1),  Forni C. (2),  Balzamo E. (2),  Bezard E. (3),  Tison F. (4),  Ghorayeb I. (3)
(1) B, (2) Marseille, (3) Bordeaux, (4) Pessac
Résumé
Introduction

La physiopathologie des troubles du sommeil dans la maladie de Parkinson est mal connue ; en particulier, on ignore si la dénervation dopaminergique est un facteur déterminant dans l’émergence de ces troubles.

Objectifs

L’objectif de notre étude était de rechercher si le modèle primate-MPTP (1-méthyl-4-phényl-1,2,3,6-tétrahydropyridine) reproduit la désorganisation des cycles veille/sommeil observée dans la maladie humaine.

Méthodes

Des enregistrements électroencéphalographiques de longue durée des cycles veille/sommeil ont été réalisés chez quatre primates sains, libres de leurs mouvements grâce à une technique de télémétrie totalement implantable. Puis nous avons testé l’effet de l’intoxication au MPTP, sur deux primates par rapport à deux contrôles. En outre, nous avons évalué les modifications immédiates des concentrations en monoamines cérébrales, après une seule injection de MPTP, chez deux primates, comparées à deux contrôles.

Résultats

Dans les conditions de base, l’organisation globale des cycles de sommeil du primate, comparable à celle de l’homme, était reproductible d’une nuit à l’autre, avec des variations interindividuelles. Après la première injection de MPTP, et avant la survenue de symptôme moteur parkinsonien, nous avons constaté une désorganisation totale de l’architecture du sommeil de l’animal, avec suppression totale du sommeil paradoxal, fragmentation du sommeil et somnolence diurne excessive.

Discussion

La dérégulation dopaminergique entraîne des modifications importantes de l’organisation des cycles veille/sommeil dès la phase précoce de la maladie de Parkinson. Ces donnés sont confortées par la constatation d'une altération de l’homéostasie dopaminergique avec une diminution du turn-over de la dopamine (mesure en Chromatographie Liquide à Haute Performance) après une injection unique de MPTP, chez deux primates, par rapport aux contrôles.

Conclusion

La pertinence du modèle primate-MPTP peut être élargie à l’étude des troubles de la régulation veille/sommeil observés dans la maladie de Parkinson.

Mots Clés

Sommeil
Animal
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