JNLF
Envoyer
 
imprimer

Résumé JNLF Lille 2009

Maladie de Parkinson et trouble de la marche : intérêt du phénomène d'inhibition par un pré-stimulus du réflexe de clignement
 Kwiatkowski A. (1),  Devanne H. (2),  Cassim F. (2),  Derambure P. (2),  Destee A. (2),  Defebvre L. (2),  Devos D. (2)
(1) - Lille -, (2) Lille
Résumé
Introduction

Les troubles sévères de la marche, souvent peu sensibles à la levodopa, sont une source majeure de handicap dans la maladie de Parkinson évoluée. L'atteinte des structures mésencéphaliques a été incriminée dans leur genèse.

Objectifs

L'évaluation fonctionnelle de ces structures est possible grâce à l’étude du réflexe de clignement par stimulation électrique trigéminale (EBR) et sa modulation par le phénomène d’'inhibition par un pré-stimulus (PPI).

Méthodes

Nous avons comparé les pourcentages d’inhibition de la réponse R2 de l’EBR selon chaque condition, chez 12 sujets parkinsoniens sans atteinte axiale sévère, 7 sujets parkinsoniens présentant des troubles de la marche non dopasensibles et 9 volontaires sains. Le paradigme permettait d'alterner de façon randomisée les essais-contrôles sans pré-stimulus et les essais avec des pré-stimuli de modalités auditives ou cutanées déclenchés de 50 à 110 ms avant la stimulation du nerf supra-orbitaire droit.

Résultats

Les résultats ont montré une diminution significative de l’inhibition pour les intervalles de 100 et 110 ms chez les patients parkinsoniens avec des troubles sévères de la marche par rapport aux témoins, alors que les patients parkinsoniens moins évolués différaient de façon moins importante des témoins et seulement pour le pré-stimulus auditif à l’intervalle de 100 ms. Ces anomalies n’étaient pas améliorées par l’administration de levodopa.

Discussion

La diminution du phénomène d'inhibition de la réponse R2 de l'EBR semble être liée à la sévérité des troubles de la marche. Ces nouvelles données suggèrent l’implication étiopathogénique d’une altération fonctionnelle mésencéphalique non dopaminergique, possiblement en partie le noyau pédonculopontin, dans la survenue des troubles de la marche sévères compliquant la maladie de Parkinson au stade tardif de son évolution.

Conclusion

Si ces résultats étaient confirmés sur des effectifs plus importants, cela pourrait constituer un outil d'évaluation de nouvelles thérapeutiques concernant les troubles sévères de la marche dans la maladie de Parkinson.

Mots Clés

Parkinson (maladie de)
Neurophysiologie
Journées de Neurologie de Langue Française - 52 avenue des Vosges - 67000 Strasbourg