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Abstract : /fr/jnlf/Abstract/2008/abs-20080430-092114-5473

Journées de Neurologie de Langue Française

Thromboses veineuses cérébrales : étude multicentrique de 54 patients et revue de la littérature.

Auteurs :

  1. Anthony FAIVRE (Toulon, France)
  2. Alain DROUET (Lyon, France)
  3. GOUILLOU (Lyon, France)
  4. SAGUI (Marseille, France)
  5. DE GRESLAN (Paris, France)
  6. BLANCHARD (Brest, France)

Résumé :

Longtemps sous-évaluée, la thrombose veineuse cérébrale (TVC) reste une entité encore rare estimée à 0,5% des AVC dont le diagnostic est compliqué par le polymorphisme de l’expression clinique. Revoir les caractéristiques des TVC, en évaluant notamment la sensibilité du gold standard diagnostic en IRM (séquences T1, T2, FLAIR, T2* et l’ARM), ainsi que la place discutée des D-dimères. L’expérience de six services de neurologie ou à orientation neurologique des Hôpitaux d’Instruction des Armées repartis sur le territoire français a été revue rétrospectivement sur une période allant de janvier 1997 à juillet 2006. Les données cliniques, para-cliniques thérapeutiques et évolutives ont été analysées et confrontées aux principales séries de la littérature Cinquante-quatre observations ont été rapportées (69% de femmes ; âge moyen de 41,6 ans). Les étiologies, dominées par la contraception orale (30%), ont été souvent multiples (30%), ou non retrouvées (26%). Le scanner X était normal dans 24% des cas, l’IRM faisant le diagnostic dans 96% des cas et l’artériographie pour cinq cas sur cinq. Les D-dimères ont été positifs dans 79% des cas réalisés. L’évolution a été favorable sous anticoagulant dans 96% des cas. Nous retrouvons dans cette série une prédominance féminine, mais un âge plus élevé que dans la littérature. Le délai moyen du diagnostic plus court rend probablement compte du faible pourcentage de formes chroniques. Les thromboses d’origine indéterminée tendent à diminuer grâce aux progrès du bilan. L’IRM permet un diagnostic quasi constant, rendant rare le recours à l’artériographie. La rapidité de la prise en charge qui comporte un gold standard d’imagerie IRM puis une héparinothérapie, conditionne le pronostic. Elle peut être aidée par la positivité des D-dimères.

Intervenants :

  • Responsable : Alain DROUET